mardi 27 novembre 2007

Débat en 1ES1 le lundi 26 novembre

Hier matin, les élèves de 1ES1 ont fait un bilan de leurs lectures en cours.
Pour connaître les points d'accords et les divergences des élèves sur les romans de la sélection, voici le résumé des échanges par Lauriane Verdalle (en commentaire).

samedi 17 novembre 2007

Qui veut tuer le Prix littéraire du lycée Pierre Mendès France?

Personne ne se réjouirait de voir disparaître le Prix littéraire du lycée Pierre Mendès France, dont la cérémonie d'ouverture a rencontré récemment un vif succès.
Et pourtant, certains amoureux de la littérature militent pour la suppression des prix littéraires.
Le célèbre pamphlétaire Eric Naulleau, invité de CanalObs.tv, se bat contre les grands prix littéraires les plus médiatisés (Goncourt, Renaudot, Fémina, Médicis, Interallié, Académie française...), et dénonce les "magouilles" (dixit) du prix Renaudot, attribué cette année à D. Pennac pour Chagrin d'école, qui figure dans la sélection 2007-2008 du Prix littéraire du lycée Pierre Mendès France.
Pour voir la vidéo (10:55) dans laquelle Eric Naulleau éreinte l'auteur de Chagrin d'école, cliquez ici:
Chagrin d'école de D. Pennac est-il vraiment un navet ? Mérite-t-il d'être défendu ou descendu en flamme? L'indépendance du Prix littéraire du lycée Pierre Mendès France est-elle un atout?
Pour donner votre avis, réagissez en laissant votre commentaire.

lundi 12 novembre 2007

Des nouvelles des autres prix... (suite)

Le Prix Goncourt des lycéens, auquel notre lycée avait participé à l'origine, vient d'être attribué aujourd'hui à Philippe Claudel pour son nouveau roman Le rapport de Brodeck (Stock).

Philippe Claudel est un auteur que nous connaissons bien à Vitrolles. Deux de ses romans ont déjà figuré dans des sélections précédentes du Prix littéraire du lycée Pierre Mendès France: Les âmes grises en 2003-2004, et La petite fille de Monsieur Linh, lauréat du Prix littéraire du lycée Pierre Mendès France 2005-2006!
Pour en savoir plus sur ce prix, lisez les extraits de la dépêche AFP ci-dessous:
  • PARIS (AFP) — Le 20e prix Goncourt des lycéens a été décerné lundi à Philippe Claudel pour Le rapport de Brodeck (Stock), tandis que les prix Femina et Medicis ont été attribués à deux journalistes: Eric Fottorino pour Baisers de cinéma (Gallimard), et Jean Hatzfeld pour La stratégie des antilopes (Seuil), ont annoncé lundi les jurys respectifs des trois prix littéraires.

    Le rapport de Brodeck, le roman de Philippe Claudel, a été choisi au premier tour de scrutin grâce à son "écriture poignante" et sa "dimension universelle", a expliqué une lycéenne présidente du jury du Goncourt des lycéens, réuni à Rennes. "On a été pris aux tripes", a-t-elle ajouté.
    L'oeuvre raconte comment, dans un village sans nom, après le meurtre collectif d'un homme lui aussi anonyme, Brodeck, le narrateur qui n'a pas participé à l'assassinat, est chargé d'écrire un rapport sur ce drame.
    Maître de conférences à l'université de Nancy, où il enseigne à l'Institut européen du cinéma et de l'audiovisuel, Philippe Claudel, né en 1962, avait reçu le prix Renaudot 2003 pour Les Ames grises, adapté au cinéma en 2005.
    Créé en 1988 et organisé par le ministère de l'Education nationale et la Fnac, le Goncourt des lycéens est décerné par 13 délégués élus par les 57 lycées participants. Les lycéens de seconde, première et terminale, généralistes comme professionnelles, ont eu deux mois pour lire et étudier les oeuvres sélectionnées.
    Quinze oeuvres étaient en lice pour ce prix, basé sur la première sélection pour le prix Goncourt.
    Le Goncourt des lycéens, qui fait partie des prix qui ont un effet démultiplicateur important sur les ventes, avait consacré en 2006 la romancière camerounaise Léonora Miano pour Contours du jour qui vient (Plon).


lundi 5 novembre 2007

Des nouvelles des autres prix...

Le prix Goncourt et le prix Renaudot ont été attribués aujourd'hui.
Ci-dessous, la dépêche AFP relatant l'événement, où il est question de deux de nos écrivains en lice pour le Prix littéraire du lycée Pierre Mendès France, D. Pennac (Chagrin d'école) et A. Nothomb (Ni d'Eve ni d'Adam).
  • PARIS (AFP) - Le prix Goncourt 2007 a été attribué lundi 5 novembre à Gilles Leroy pour Alabama song, mais la surprise est venue cette année du Renaudot décerné à Daniel Pennac, qui ne figurait sur aucune liste, pour son Chagrin d'école dans lequel il raconte son passé de cancre.
    Quatorze tours de scrutin pour attribuer le Goncourt, dix pour le Renaudot, les débats ont été dans les deux cas longs et animés. Avec, confiait l'un des jurés, "une petite fronde des jurés des deux côtés" qui ont refusé de se laisser dicter leur choix.
    Gilles Leroy l'a emporté par 4 voix contre 2 à Olivier Adam pour A l'abri de rien, présenté comme l'un des favoris pour les prix de l'automne. Signe des difficultés à parvenir à un accord, au 14è tour de scrutin une voix est encore allée à Amélie Nothomb (Ni d'Eve ni d'Adam), pourtant absente de la dernière sélection.
    Sorti discrètement en septembre, Alabama song (Mercure de France), dixième roman de Gilles Leroy, 48 ans, raconte le destin tragique de Zelda Sayre, "belle du sud" des Etats-Unis devenue l'épouse de l'écrivain Francis Scott Fitzgerald.
    "Je suis fasciné par les gens précoces, comme Zelda et Scott, et qui ont une puissance de désir intense. Elle a intensément désiré, non seulement en tant que femme, mais aussi en tant que femme qui voulait devenir une artiste", expliquait l'auteur dans le hall du restaurant Drouant.
    Zelda et Scott Fitzgerald symbolisent l'incouciance des années 1920, avant la dégringolade dans la folie et l'alcool. "J'ai épousé un artiste ambitieux, me voici douze ans plus tard flanquée d'un notable ivrogne et couvert de dettes, telle la dernière des rombières", constate la jeune femme dans Alabama song. Un livre dont les jurés Goncourt soulignaient après le vote les qualités d'écriture. Pour Bernard Pivot, "Leroy a un style flamboyant".
    "J'ai défendu son livre parce que je l'ai aimé. Il éclaire un milieu et une époque. La façon dont il a essayé de reconstituer l'atmosphère, les geste, le langage des Américains de Paris en 1924 est très réussie", soulignait pour sa part François Nourissier. "Quatorze tours, ça ne veut pas dire des bagarres, mais simplement des électeurs accrochés à leurs voix", a-t-il fait valoir.
    Surprise totale en revanche chez les Renaudot. Daniel Pennac, 62 ans, dont le livre - Chagrin d'école (Gallimard) - n'était pas sélectionné, est sorti du chapeau au 10è tour, la voix du président Patrick Besson, comptant double et permettant de dégager une majorité.
    C'est, selon plusieurs jurés, l'écrivain J.M.G Le Clézio qui a lancé le nom de Pennac. Auteur de romans populaires et de plusieurs livres pour défendre la langue française, il raconte dans Chagrin d'école son passé de cancre, enfant malheureux à l'école devenu prof lui même... et écrivain à succès.
    "Ce prix, c'est un joli clin d'oeil. Cela prouve que certains professeurs se sont trompés dans mon enfance et qu'ils n'ont pas vu assez loin mais on ne peut pas leur en vouloir", a-t-il dit à son arrivée chez Drouant.
    Côté éditeurs, Gallimard qui avait raflé la mise en 2006 avec Les Bienveillantes de Jonathan Littell (Goncourt et Grand prix du roman de l'Académie française) fait coup double : Pennac est un auteur maison et le Mercure de France, qui édite Leroy, est une filiale du groupe, dirigée par Isabelle Gallimard.